Qu'est ce que l'Hypnose Humaniste?

 

L’Humanisme est un courant culturel européen de la renaissance (entre le XVIème et XVIème siècle) qui trouve sa source en Italie. Il possède une « position philosophique » centrée sur l’Humain au sens large (Humanité).

L’idée principale de l’humanisme est qu’en travaillant sur un individu, on contribue par ricochet à l’amélioration de la condition humaine.

De ce point de vue, l’hypnose humaniste est une méthode quelque peu différente des techniques d’hypnoses connues.

 

En effet, l’Hypnose Humaniste est une forme d’hypnose basée sur l’utilisation de techniques hypnotiques spécifiques, dites “en ouverture”, qui permettent de gommer la fracture naturelle qui existe entre l’esprit conscient et l’Inconscient. 

 

De ce fait, en Hypnose Humaniste on va agir comme si la personne n’était pas vraiment « éveillée », voire même comme si elle était « endormie » au quotidien… prise dans le flot des suggestions de son entourage et de la société (tu devrais faire ceci, te comporter comme cela, penser de cette manière et pas d’une autre…), ainsi que de ses auto-suggestions, souvent négatives (je ne suis pas assez bien, pas assez riche, trop gros, trop maigre…)… et on va appliquer avec elle la même technique que pour sortir quelqu’un de transe hypnotique ! On va la réveiller à elle-même en augmentant sa Conscience.

En Hypnose Humaniste, le thérapeute ne donne pas de suggestions hypnotiques. Son rôle est neutre. C’est celui d’un pédagogue et d’un guide. Il aide la personne qui vient de « prendre conscience » de ce qui la bloque intérieurement à savoir quoi faire, techniquement (puisque, si elle a bien compris ce qui la coince, elle n’en est pas pour autant thérapeute et elle ne connait pas les techniques qui pourraient l’aider).

 

 

Ainsi, au lieu d’appliquer un traitement psychologique « sur » la personne, le thérapeute lui explique comment faire ce qu’elle veut et l’aide à se soigner par elle-même. De cette manière, la personne est toujours en parfaite autonomie, elle apprend et comprend (ce qui évite tout risque de rechute) et, si quelque chose ne lui plaisait pas, ou si elle voulait le faire autrement, elle serait toujours libre de ses actes et de ce qu’elle « met » en elle.

 

Pourquoi j'ai choisi cette forme d’Hypnose ?

 

Ce qui me plait dans cette forme d’hypnose c’est qu'elle prend en compte la personne dans son ensemble (Physique, psychologique et spirituel) et qu’elle implique pleinement cette dernière dans son soin tout en ouvrant plus largement son champ de conscience. C’est une thérapie qui vise à rendre la personne traitée autonome et pleinement responsable dans tous les aspects de sa vie (familial, amical, professionnel...). De fait le praticien n’est qu’un guide ponctuel sur le chemin de la guérison ou du bien-être. 

 

Source et pour aller plus loin http://www.hypnose-humaniste.com

 


Que traite l'Hypnose ?

 

Problèmes alimentaires : anorexie, boulimie...,

Confiance en soi, estime de soi,

Trouver sa voie dans la vie, 

Procrastination, mémoire, concentration, 

Préparation aux examens,

Stress, 

Phobies, 

Traumatismes, 

Dépression, 

Anxiété, angoisses, panique, idées noires, 

Troubles du sommeil, 

Sexologie, 

Thérapie de couple, 

Maladies virales ou microbiennes,

Allergies, asthme,

Douleurs pour les blessures, fractures et autres problèmes d'ordre physiques ou mécaniques,

Cancer et autres maladies lourdes : En soutien et soin psychologique de la personne...

 

 

Histoire de l'hypnose

 

Premières traces : il y a déjà plus de 6000 ans, en Mésopotamie, un manuscrit cunéiforme summérien décrit des guérisons obtenues grâce aux Etats Modifiés de Conscience.

- Il y a 3000 ans, en Égypte sous Ramsès II, 20ème dynastie… Nous avons la description d’une séance “d’hypnose”, sur une stèle découverte par Musès en 1972.

- Puis à travers les siècles en Grèce : Socrate, et le “terpnos logos“. Il se décrit lui-même comme “accoucheur d’âmes“. Ou encore un de ses contemporains, Antiphon d’Athènes, dont le frontispice de sa maison annonce qu’il a le pouvoir de “guérir avec les mots“. En Europe, druides et prêtres, et jusqu’au fond de l’Afrique, de l’Amérique, de l’Australie et sur la Banquise (sorciers, chamans…) partout on retrouve des coutumes de soins et des rituels qui incorporent certains éléments de notre hypnose thérapeutique moderne….

1529, Paracelse, célèbre médecin et alchimiste suisse, livre les premières données scientifiques (pour son époque) sur le “magnétisme animal”, tel que l’appellera Mesmer.

1750, le père Johann Joseph Gassner est considéré comme le précurseur de la thérapie avec son exorcimus probativus, assez proche de plusieurs pratiques thérapeutiques reconnues actuelles.

1766, le docteur Franz Anton Mesmer, disciple spirituel de Paracelse, inspiré par sa pratique et ses écrits devient le premier “psychothérapeute” des temps modernes avec le “Magnétisme Animal”. Malgré ses détracteurs de l’époque, il triomphe dans tous les royaumes civilisés… jusqu’en :

1784, Chastenet de Puységur, disciple de Mesmer, découvre par hasard la transe somnambulique. Et l’Abbé de Faria, moine portugais pose les premiers fondements de ce qui deviendra “l’École de Nancy” (importance de la suggestion). La même année, Louis XVI ordonne une enquête sur l’existence du magnétisme animal. Une commission siégera dans laquelle on retrouve Benjamin Franklin, Lavoisier, Jussieu… Son rapport final sera négatif quant à l’existence du magnétisme animal, mais positif quant aux résultats produits.

1829, Jules Cloquet réussie la première ablation d’un sein sous « sommeil magnétique ».

1837, le rapport Husson réhabilite le “magnétisme” de Mesmer. Toutefois, il ne sera pas publié, par crainte du ridicule…

1841, James Braid, chirurgien écossais, pose les bases scientifiques de ce qu’il nommera : “Hypnose” (1843). La théorie du magnétisme est remplacée par la psychologie.

A la même période : John Elliotson, professeur de Chirurgie, introduit et vulgarise l’utilisation de l’hypnose en hôpital pour les anesthésies. Le docteur Parker (Mesmeric Hospital, Dublin) publie le compte rendu de 200 interventions sous hypnose, dont une amputation indolore ; et James Esdaille, chirurgien lui aussi écossais, exerçant à Calcutta, rapporte plus de 2000 interventions, dont 315 majeures réalisées sous “anesthésie mesmérienne”… Bel essor jusqu’en 1846, avec l’invention du chloroforme.

Pendant ce temps, aux États-Unis se créée la “Société du Magnétisme”, à la Nouvelle Orléans, avec Morton Prince (personnalités multiples) et surtout Benjamin Rush, père de la psychiatrie américaine.

1866, Ambroise-Auguste Liébault, médecin de campagne et hypnothérapeute de longue date, convainc le professeur Hippolyte Bernheim de l’importance de l’Hypnose et en particulier de la suggestion verbale (aspect inédit à l’époque). C’est le début de l’École de Nancy.

1869, Karl Robert Eduard von Hartmann, un philosophe allemand, publie Philosophie de l’inconscient (Die Philosophie des Unbewussten), ce qui lui vaut une renommée mondiale. Déjà présupposé chez Leibniz (1705), le concept d’Inconscient est né.

1878, Jean-Martin Charcot, titulaire de la première chaire de neurologie créée dans le monde, fonde l’École de la Salpêtrière : l’Hypnose comme état pathologique rattaché à l’hystérie ! C’est le début de la « bataille » d’école la Salpêtrière/Nancy : état pathologique / propriété naturelle, à l’origine d’une méfiance pour l’hypnose dont les traces subsistent aujourd’hui.

1885, Sigmund Freud, est passionné d’Hypnose. Âgé de 29 ans, à la Salpêtrière pendant 4 mois, se convainc de la réalité du phénomène hypnotique et de son importance pour la compréhension des processus psychiques. Il achèvera sa formation en hypnose à Nancy en 1889 mais ne maitrisera jamais vraiment la technique qu’il finira par abandonner. 

-1891, A.A. Tokarski, mondialement connu pour ses travaux sur la mémoire, inaugure le premier “Cours d’Hypnose et dePsychologie physiologique” à l’université de Moscou. Un peu plus tard, Ivan Petrovitch Pavlov, à travers son étude du système nerveux supérieur, élabore la théorie neurophysiologique de l’Hypnose, considérée comme un tournant décisif.

1900, en France, Émile Coué, simple pharmacien nancéen, après avoir appris les techniques de l’hypnose auprès de Liébault (importance de la suggestion), répand sa désormais célèbre “Méthode Coué” de par le monde : Paris, Bruxelles, Londres, puis les USA.

1919, Pierre Janet père de la psychologie clinique poursuit seul en France ses travaux sur le phénomène hypnotique.

A la même période, K.M. Bykov, élève de Pavlov, jette les bases de la médecine psychosomatique et démontre que toute une série d’affections comme l’ulcère à l’estomac, l’hypertension artérielle, l’asthme, etc… peuvent être déclenchée par des perturbations de l’activité nerveuse supérieure.

- L’hypnose connait une période creuse, bien qu’elle soit largement utilisée durant les deux guerres mondiales dans le soin des traumatismes de guerre et des anesthésies opératoires.

1957, K.I. Platonov analyse l’importance considérable des mots chez les sujets en état hypnotique comme en état de veille “normal”. Avec Velvoski et Nikolaïev, Platonov met aussi au point la méthode d’accouchement dite “psychoprophylactique” (sans douleur). Et pendant ce temps, J.H. Schultz élabore en Allemagne son “Training autogène”, inspiré des anciennes techniques d’hypnose d’Oskar Vogt (1900).

Aux États-Unis, les travaux de Milton Hyland Erickson, psychiatre américain né en 1901, considéré par les membres de la fameuse École de Palo Alto (Bateson, Watzlawick, Weakland et Haley) comme le “père de la Communication moderne", bouleversent les conceptions de l’Hypnose et de la Thérapie brève.

L’Hypnose Ericksonienne est née (1937) et va grandir grâce aux élèves d’Erickson tels que Jay Haley, Jeffrey Zeig ou Ernest Lawrence Rossi, qui va s’intéresser à ses fondements psychobiologiques. La pratique de Milton Erickson sera également aux origines de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) de Richard Bandler et John Grinder, dans le milieu des années 1970.

1979, Daniel L. Araoz, célèbre sexologue et hypnothérapeute, baptise “Nouvelle Hypnose” l’utilisation moderne des techniques d’Erickson, débarrassées de leurs aspects parfois manipulateurs ou brutaux. Ernest L. Rossi est le pionnier de cette nouvelle façon de pratiquer.

2001, Olivier Lockert, président de l’Institut Français d’Hypnose Ericksonienne, inverse les structures connues de l’hypnose classique et Ericksonienne afin d’atteindre la conscience majuscule et de travailler avec elle sur l’inconscient. C’est la naissance de l’hypnose humaniste, qui s’appuie sur une véritable philosophie de vie active et intègre tous les niveaux d’existence : santé, qualité de vie, évolution humaine. 

 

Source: http://www.hypnose-ericksonienne.com